
Ce devait être le jour de la « reprise normale » des cours annoncée en grande pompe par le communiqué n°001. Ce fut finalement le jour du grand déballage. Entre salles de classe désertes et communication officielle accusée de trucage, le Ministère de l’Éducation Nationale a essuyé ce lundi un camouflet retentissant.

D’une main, un communiqué officiel signé du Secrétaire Général annonçant des « avancées significatives » et ordonnant la reprise.
De l’autre, une série de photos publiées sur les réseaux sociaux montrant des élèves en rangs et une administration au garde-à-vous, censées prouver l’effectivité de la rentrée.

Le « fact-checking » citoyen
Mais à l’heure du numérique, le mensonge d’État ne passe plus. À peine les images publiées, la réalité du terrain leur a opposé un démenti cinglant.
Du Lycée d’État au CES d’Akanda, en passant par l’intérieur du pays, le constat est unanime, les établissements sont vides.
Sur les réseaux sociaux, des parents et riverains, présents sur les lieux mêmes où le Ministère prétendait montrer l’activité, ont dénoncé la supercherie.

« J’étais à cet établissement ce matin !! Pas d’élèves !! À quel moment ces enfants ont atterri là-bas ? » s’indigne une internaute, tandis que d’autres qualifient les clichés de « vieilles images » ressorties des archives pour les besoins de la propagande.
Un coup de bluff de trop
Avec cette tentative de coup de poker menteur pour forcer la main aux syndicats et rassurer les parents, le Ministère a perdu sa crédibilité.
Les enseignants, joints par téléphone, confirment que le mot d’ordre de grève reste massivement suivi.

Loin des « avancées significatives » vantées par la tutelle, le blocage persiste.
Les autorités ont offert le spectacle gênant d’une administration déconnectée, obligée de s’inventer une rentrée virtuelle pour masquer un échec bien réel.



